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La compression du nerf ulnaire au coude

Qu'est-ce que la compression du nerf ulnaire au coude ?

Le nerf ulnaire est l'un des trois grands nerfs du membre supérieur. Il passe derrière le coude dans un tunnel fibreux, le canal cubital, avant de descendre vers la main où il innerve le petit doigt, la moitié de l'annulaire et les muscles intrinsèques de la main.

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La compression de ce nerf au niveau du coude, appelée syndrome du canal cubital, est la deuxième neuropathie périphérique la plus fréquente après le canal carpien.

 

Elle provoque des fourmillements et des engourdissements dans le petit doigt et l'annulaire, une faiblesse de la prise en main et une maladresse des doigts. Dans les formes sévères ou négligées, une atrophie musculaire de la main peut s'installer, laissant des séquelles définitives si elle n'est pas traitée à temps.

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La compression peut être favorisée par une position répétée du coude en flexion prolongée, un traumatisme ancien du coude, ou une instabilité du nerf qui se luxe en avant de la saillie osseuse lors des mouvements de flexion.

Quand faut-il opérer ?

Pour les formes peu sévères, un traitement médical peut être proposé en première intention :

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  • port d'une orthèse nocturne maintenant le coude en extension pour éviter la compression du nerf pendant le sommeil

  • adaptation des activités pour limiter les appuis prolongés sur le coude et les flexions répétées

 

La chirurgie est recommandée en cas d'échec du traitement médical, d'atteinte motrice, de compression sévère confirmée par l'électromyogramme, ou d'instabilité du nerf au coude.

Comment se passe l'intervention ?

L'intervention est réalisée sous anesthésie locorégionale, en ambulatoire (le patient rentre chez lui le jour même).

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Deux techniques sont proposées selon la sévérité de l'atteinte et l'anatomie du nerf :

La décompression simple consiste à ouvrir le canal cubital et à libérer le nerf de toutes les structures qui le compriment, en le laissant en place. Elle est réalisée pour les formes modérées sans instabilité du nerf.

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La transposition antérieure est préférée en cas d'atteinte motrice, de compression sévère ou d'instabilité du nerf : lorsque celui-ci se luxe en avant de l'épicondyle médial lors des mouvements de flexion du coude. Le nerf est alors déplacé en avant du coude et fixé dans cette nouvelle position par un lambeau graisseux, qui le protège et l'empêche de revenir dans son canal d'origine. Cette technique supprime à la fois la compression et l'instabilité.

Après l'intervention ?

Le bras est porté en écharpe pendant un mois de façon non stricte.

 

Une mobilisation douce du coude est encouragée dès les premiers jours pour éviter toute raideur et favoriser la cicatrisation du nerf dans sa nouvelle position.

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Les fourmillements et les engourdissements s'améliorent progressivement après l'intervention, parfois sur plusieurs mois. La récupération d'une atteinte motrice est plus longue et dépend de l'ancienneté et de la sévérité de la compression. Il est donc important de ne pas trop attendre avant de consulter en cas de faiblesse de la main.

Quels sont les risques ?

Les risques de cette intervention incluent :

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  • une lésion du nerf ulnaire lors de sa dissection, pouvant aggraver transitoirement les symptômes

  • une infection de la cicatrice

  • une raideur du coude, favorisée par un manque de mobilisation post-opératoire

  • en cas de transposition : une instabilité ou une fibrose autour du nerf dans sa nouvelle position

  • une récupération incomplète de l'atteinte motrice en cas de compression ancienne et sévère

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus, vous pouvez prendre rendez-vous en consultation.

Le docteur Upex consulte et opère à la Clinique Saint Jean de Dieu (2 Rue Rousselet, Paris 7e) et à l'Hôpital Paris Saint Joseph (185 Rue Raymond Losserand, Paris 14e).

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